Blackbird Hill

Samedi 15 Septembre

Blackbird Hill

Les hommes importent peu. Seule l’histoire qu’ils racontent mérite d’être entendue. Mais si vous êtes curieux, que vous aimez sonder les âmes derrière les mots et les chairs derrière le cuir, sachez que la musique de Blackbird Hill, pour qui sait voir les signes, lève le voile sur ceux qui la font.
Il y a d’abord une terre rugueuse, bordant un fleuve lourd, qui est aussi un son. Il coule, lancinant, et vient heurter de ses flancs une ville éclatante aux marges décaties, dans le fracas d’une saturation électrique. Ces espaces parcourus en parallèle ont marqué, tels des cicatrices, les deux musiciens : les rencontres crépusculaires, les délires et les fièvres, la poussière et le temps. Voici l’étoffe dont sont faits leurs récits, et dont ils sont aussi faits. Au cœur des brumes moites, vivants linceuls flottant sur les rives, vous suivrez les échos de leurs instruments. Puis vous les écouterez, sur le seuil de cabanes perdues, vous chanter des histoires qui, d’usage, se chuchotent un œil par-dessus l’épaule, de peur que le diable ne vienne vous prendre. Dans leurs voix, cette nature à la beauté redoutable devient alors le théâtre des Hommes qui y ont amené la véritable sauvagerie. Celle qui naît du mal, pas de la survie.
Leurs deux chants s’accordent à l’étrange duel entre guitare et batterie, délivrant des compositions aux accents incantatoires. C’est sur scène, qu’ils délivrent l’énergie qui fait la matière même de leur musique. Le public devient alors, le temps d’une transe sonore, le témoin de paysages fantasmés et de vies vécues (Off du Blues Passion, Les Bouffardises, Ouvre la Voix, Ocean Climax, Le FIMU, Les Campulsations, Jalles House Rock, La Boule Noire, Le Camji, Le Fuzz’Yon, Le Krakatoa, Barbey, Le Café Music, La Scène Michelet…).