Dooz Kawa

Vendredi 14 Septembre // 21h30

Dooz Kawa

« (…) On dit souvent qu’au début, en écriture, la marge de progression est assez énorme, et qu’après ça continue de progresser difficilement. Là, dans le rap, ce n’est pas tout à fait pareil, on est dépendant d’une mode, et soit tu es dedans, soit t’es old school. Et être trop précurseur sur les modes c’est être exclu. Mais sans trop intellectualiser le truc, au début j’écrivais des textes à thèmes comme IAM, Solaar, et petit à petit le fond a perdu de son intérêt, au bénéfice de la forme. La punchline. Il n’y a pas de fond, et les gens écoutent des textes dans lesquels ils ressentent une petite émotion toutes les 5 secondes. C’est comme un spectacle comique, il faut un gag toutes les quelques secondes sinon c’est un fiasco. Donc le challenge pour moi, c’est de placer quelque chose de pertinent le plus souvent possible, tout en réussissant à placer un fond. C’est un peu le leitmotiv. (…) »

Dooz Kawa